cochons

Les hommes s’étaient endormis sur la plage mais Ulysse, qui avait un sommeil léger se redressa vivement, alerté par un bruit de galop qui arrivait de la forêt. Il secoua Polytès mais celui-ci dormait trop profondément.

Ulysse se mit debout et saisit le javelot planté dans le sol. C’est là qu’il vit l’ombre d’un animal monstrueux dressé sur ses pattes arrières qui se dessinait à la lisière du bois.

L’animal dévala la pente en poussant un cri, la gueule grande ouverte. L’Achéen sentit son coeur battre plus vite. Il gardait encore une grosse cicatrice d’un affrontement avec un sanglier mais quelque chose le retient de tirer.

La bête ne galopait pas mais courait sur ses pattes arrières. Ce temps d’hésitation permit à l’animal de se jeter sur lui et ils roulèrent sur le sol dans une lutte frénétique.

Ulysse, avec ses techniques de chasseur aguerri eu vite l'avantage et écrasait la gueule hideuse de l’animal quand celui-ci, à sa grande stupeur, se mit à parler :  P...pitié...S...seigneur .

Ulysse comprit soudain ce qui l’avait fait hésiter. Ce n’était pas de la férocité qui animait la gueule de la bête, mais la souffrance et le désespoir, laissant de grosse larmes couler de ses petits yeux porcins. Ulysse, hébété, crut reconnaître les traits familiers de son maître d’équipage, en train de se transformer en porc...

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Les éclaireurs Le messager