Ulysse, envahi d’un profond sentiment de colère et d’injustice, décida de partir seul, après avoir demandé à ses hommes de veiller sur le pauvre Euryloque.

Après avoir ramassé sa lance et vérifié la bonne place de son épée dans son dos, il reprit le chemin à travers la forêt, éclairé par les rayons de la lune.

Il suivit les traces de pattes d’Euryloque et fut saisi d’effroi en les observant redevenir petit à petit des traces de pieds humains. Il savait qu’un homme prévenu en valait deux mais ne pouvait s’empêcher d’imaginer subir le même sort que ses compagnons.

Il s’arrêta brusquement à la vue d’un voyageur, à quelques pas de lui. Il aurait juré qu’il n’y avait personne la seconde précédente.

Le naufragé vit les ailes de colombes qui ornaient ses talons et reconnut aussitôt Hermès, le messager des dieux.

 Bonjour Odysseus, une certaine bergère de ta connaissance qui te tient en haute estime m’envoie te délivrer un message. Je ne suis pas ici pour te dire ce qu’il est advenu de tes compagnons mais pour te révéler le moyen de te prémunir de Circé. Sur ton chemin, tu trouveras une fleur appelée le moly. N’oublie pas de respirer son poison car c’est le seul antidote connu. 

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hermes
La bête Le manoir